La Porte écarlate

Elles étaient quatre et rien n'aurait pu les retenir de partir à l'aventure

Creative Commons Attribution-NonCommercial-NonDerivatives Certains droits réservés.

5 commentaires

Jean_Baptiste_Crocodile a dit :

Ce coup là, c'est parti ! Destination, la Porte Écarlate !

16 mai 2013

Nada a dit :

….et ça c'est du bahut tout terrain!!!!

17 mai 2013

Jean_Baptiste_Crocodile a dit :

Sùr, Nada … et ça déménage …!

17 mai 2013

Mosc a dit :

C'était bienvenu, ce petit résumé et cette planche où l'on revoit notre quatuor préféré. Ça m'a donné envie d'aller me rafraîchir la mémoire en relisant l'ensemble des deux tomes…

Pas facile, de créer quatre héroïnes (5, avec Sauderson, dont on parlera plus tard !) différentes. Et, dans cette page, on retrouve bien les quatre caractères différents qu'on a vu dès leur apparition. Elliett, passagère malgré elle au début, râle, et la première scène de la bd était, déjà, quand elle faisait changer un tableau qui ne lui plaisait pas. Sans parler de ses récriminations lors du cheminement dans la base. Mais c'est aussi une indépendante, ce qui ne lui porte pas tant chance que ça : quand elle s'éloigne du groupe, elle est effrayé dans les égouts, capturée dans la base militaire et, peut-être, décapitée. C'est, je trouve, le personnage la plus “humain” du groupe, celle que rien ne disposait en tous cas à s'engager dans une telle aventure mais qui parvient à s'adapter, peut-être par l'absurdité de certaines situations, où son esprit d’écrivain d'histoires à dormir debout l'aide à faire face.

A ses côtés, Dale, sérieuse. Femme d'action, certes, mais entraînée malgré elle au début par Lola, et blessée lors des combats, elle travaille de l'esprit, et s'occupe, solitairement, quand les autres sont en expédition ou se reposent, de démasquer la part d'ombre de Léopard ou de déchiffrer le sparticle…

Lyr, la mercenaire, l'ex “robote”, ce n'est pas par hasard qu'elle prend place à la mitrailleuse. Elle semble suivre la bande par goût de l'aventure, de l'action, et reste bien en dehors des pensées métaphysiques qui mènent le reste de la troupe. Une femme d'action, mais loin d'être un tas de muscle sans cervelle, c'est la ruse, autant que ses armes qui lui ont permis de survivre face aux robots du début de l'aventure.

Et Lola, qui dirige toute la troupe. Amusant, d'ailleurs, son apparition dans l'histoire, en tant que modèle pour un peintre, nue, silencieuse, le parfait personnage secondaire… que dis-je, tertiaire au moins, mais qui s'affranchit aussitôt de ce triste sort. Elle convainc Dale, réticente au départ, Elliett, peu convaincue, d'aller avec elle pour trouver… un avenir bien incertain, du risque, des dangers, pour trouver un inconnu, donc effrayent, à la fin… Dans son véhicule, elle est souriante, ironique, détachée, comme souvent… sauf quand, sérieuse voire rébarbative, elle ferme son esprit par des mécanismes très sophistiqués…

Et Saunderson… bah, j'attendrai qu'on la revoit pour me pencher sur elle, une chose est sûre, c'est une solitaire (elle le dit lors de sa rencontre avec Wanda) et doit, par ce fait, posséder bien des cordes à son arc. On lui connaît, pour le moment, bien peu de faiblesses…

Bref, des personnages bien complexes. Et comme quoi, en bande dessinée, qu'elle soit au dessin traditionnel ou faite avec des logiciels de 3d, l'image compte, après le résumé textuel des pages précédentes, le résumé graphique ici. Cette planche est d'ailleurs très belle avec ses jeux de lumières francs et ses rapport flou/netteté.

D'ailleurs, une petite question personnelle, tu as dit toi-même dans les commentaires de “Vera Cruz” que tu venais plutôt de la littérature, qu'est ce qui t'a poussé à te lancer dans la bande dessinée plutôt que dans l'écriture d'un roman ? Outre un goût certain pour la bande dessinée (sérieuse culture dans le domaine, quand tu cites beaucoup de chef d’œuvres du genre dans tes commentaires…)

18 mai 2013

Jean_Baptiste_Crocodile a dit :

Bravo d’abord pour ce courage quasi surhumain dont tu as fait preuve : lire environ 250 p, c’est pas rien !

Bravo encore pour cette analyse du quatuor : j’ai essayé effectivement de brosser le portrait de personnages différents. Pas certain d’avoir vraiment réussi : je reste encore trop à la surface et physiquement, les personnages ne sont pas encore assez différenciés !

« Venir de la littérature » ? J’ai fait des études de philo, j’aime lire des romans et de la poésie, j’ai tendance à penser que les œuvres écrites avec des mots sont les plus complexes, celles qui ont été capable de rendre compte avec le plus de fidélité de l’ensemble de la réalité humaine.

Par ailleurs, depuis toujours, les images (peinture, sculpture) m’ont fasciné. Réellement fasciné. Alors, quand on a un cerveau tiré à hue (le texte, les mots) et à dia (l’image), que faire ?

Pour me lancer dans la BD, il fallait :

1) Que mes tentatives d’écrire des histoires avec des mots aient échoué. Sans doute à cause du point de vue choisi (narration impersonnelle), de mon peu de goût pour les descriptions, de la pesanteur de certains modèles.

2) Que je puisse fabriquer des images réalistes. Quand j’ai découvert la 3D vers 2003, j’ai immédiatement été fasciné par les images qu’on pouvait en tirer, même si, à l’époque, on était loin de ce qu’on peut faire 10 ans plus tard. Aujourd’hui, un amateur équipé d’un ordinateur, de quelques logiciels et d’une base de données conséquente peut (en théorie) produire des images d’une qualité comparable à celles dessinées par un illustrateur médiocre, routinier et sans génie … ;-) Et, sans rire, c’est déjà pas mal ! Et ça suppose beaucoup de technique et de patience ! Moi, par exemple, je suis encore loin de cette production « médiocre, routinière et sans génie » ! Cependant, je crois que ce type de production suffit pour démarrer dans la BD. Car la BD, c’est pas seulement de l’image pure (= de l’illustration), c’est aussi des cases, de la mise en page, de la narration, etc.

3) Que mes yeux découvrent dans des œuvres que la BD peut être autre chose que du divertissement puéril et du gag au kilomètre. C’est dans une courte histoire de Crumb que j’ai découvert ça. Que la BD peut causer du monde et adopter un point de vue poétique, sociologique, politique, etc. Ensuite que, dans la « BD de super-héros », des œuvres atteignaient le niveau du roman : de Frank Miller par exemple, le « Dark Knight Returns », son « Daredevil born again » avec Mazzucchelli, son « Elektra » avec Bill Sienkiewicz, d’Allan Moore, les « Watchmen » ou « From Hell », son intervention sur Swamp Thing, de Grant Morrison et Dave McKean « Arkham Asylum », de Neil Gaiman avec le même Mc Kean « L’orchidée noire ». Dans un tout autre registre, j’ai été frappé par la qualité « épique » du « Conte démoniaque » d’Aristophane publié par L’association.

Evidemment, le Paradoxe est loin de tout ça : c’est un chantier d’apprentissage. Un long et difficile chantier !

20 mai 2013

Poster un commentaire :